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[Report] #Random – « Bruyères de Frais-Vent » feat Vincent Kodio

13 avril 2017 Life Nils

// Dimanche 9 avril 2017
Tandis que certains audacieux de la Team Random sont allés affronter les pavés du nord pour l’épreuve amateur du « Paris-Roubaix Challenge » ce samedi 8 avril, d’autres on préféré partir se mettre au vert le temps d’une nuit.

Direction la forêt d’Ermenonville et plus précisément « Bruyères de Frais-Vent » avec son décors fait de rochers, de sable et de bruyères. Un nom qui paraît tout droit sorti d’une oeuvre de Tolkien.
(Tout ça n’est pas sans rappeler la dernière sortie à Fontainebleau…)

Il est midi quand nous partons de Saint-Denis en TER et à peine treize heure quand nous arrivons à la gare de Luzarches.

Nous mettons d’abord le cap vers Chantilly pour jeter un rapide coup d’oeil au célèbre château avant de planer jusqu’à notre destination finale.

Après quelques dizaines de kilomètres en rase campagne sous un soleil radieux nous entrons en forêt à la recherche d’un lieu repéré la veille sur Google Map.
Assez rapidement nous dénichons l’emplacement idéal, suffisamment caché pour éviter les rondes de l’O.N.F. et les promeneurs égarés.

« Il y a un petit quelque chose de Myazaki ici »

Vers dix-neuf heures les rares échos des derniers randonneurs disparaissent au loin, nous sommes désormais seuls maîtres à bord. Chacun installe son lit pour la nuit avant que vienne le moment tant attendu de s’occuper du feu. Le bois sec ne manque pas, reste a récupérer quelques pierres et un peu de sable.

Avant cela cependant nous montons sur la colline pour nous poser le temps d’un coucher de soleil, une bière fraîche à la main. Plénitude atteinte.
 

La soirée se passe à discuter de milles choses autour du brasier qui nous réchauffe autant qu’il nous fascine.



Un dernier voyage sur la colline pour aller contempler la pleine Lune et les astres qui l’accompagnent avant que, poussés par la fatigue, on rejoigne sagement nos sacs de couchage.
Le sommeil ne tarde pas à venir, bercé par les cris des rapaces nocturnes.

Le lendemain matin, le réveil se fait également au son des cris d’oiseaux mais la température a un peu chuté par rapport à la veille. C’est donc sans un regret que nous restons bien au chaud dans nos hamacs en attendant que le mercure grimpe de quelques degrés.

Alors que Vincent dort encore je me faufile jusque sur les hauteurs pour aller saluer le Soleil qui se montre bien timide. La vue est suffisamment dégagée pour apercevoir la célèbre Mer de Sable.
D’ici, elle semble aussi énigmatique qu’improbable au milieu de cet océan vert.

Tandis que sonnent les douze coups de midi, on entame le démontage du camps sans se presser, ravis à l’idée de repartir plus légers qu’à l’aller.

Sur la route qui nous mène à la gare de Fosses nous assistons à un spectacle rare et magnifique :
une troupe de cerfs et de biches s’autorisant une sortie à découvert en plein champs.
Dernier instant magique avant de monter dans le RER D.

La transition est brutale.

Comme toujours, on songe déjà la prochaine escapade pour échapper au vacarme assourdissant de la ville.

\\ Le bivouac est bel et bien la plus douce des drogues dures.
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